"Il y a forcement mieux que cette vie- lá. Ca ne peut pas continuer comme ça eternellement, jour aprés jour, la même routine minable sans rien á faire, nulle part oú aller, sinon rester planté au coin de la rue, á attendre, attendre...
-Attendre quoi?
- Si seulement je le savais.
La blonde tira une derniere bouffée de sa cigarette, dont elle se débarrassa d'une pichenette, avant de declarer:
-Je ne commprends rien á ce que tu rancontes. Ca me passe carrement au-dessus de la tête. A mon avis, tu as dû lire trop de contes de fées ou je ne sais trop quoi. Tu attends peut- être que la fille de tes rêves arrive dans un carrosse tiré par six cheveaux blancs; elle te fera monter près d'elle et elle t'emménera jusqu'aux nuages, là où tout est rose, et où le printemps dure toute l'annèe. C'est peut -ètre ce que tu attends. la fille de tes rèves.
-Peut-être, murmura Ralph"
David Goodis, La Blonde au coin de la rue, 1954.
domingo, 9 de marzo de 2008
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